Rassemblement Wallonie-France[introduction] [presse] [revue de presse] SommaireContactez-nousborder
sommairebases fondatricesactionsstructureslu dans la pressedevenir membreélectionslienscontactez-nous

Revue de Presse  

      

Le 11 mars 2002

      Après une nouvelle escarmouche lancée, en Flandre, à l'encontre de la  monarchie par excès de vitesse princier interposé, voici que cette même Flandre s'attaque à un des derniers symboles nationaux : le football. Il y a quelques semaines, Jan Peeters, président de la fédération belge de football,  annonçait son intention de proposer une scission partielle de la fédération  en créant une ligue du nord et une ligue du sud pour le football amateur, le football professionnel (les divisions 1 et 2) resterait, quant à lui, de compétence national. Les 12 clubs flamands de l'actuelle division 1 ont fait savoir qu'ils appuyaient la proposition de Roger Lambrecht, président du club de Lokeren consistant à scinder la fédération de football Y COMPRIS pour le football professionnel. Dans cette structure, les clubs bruxellois seraient "invités" (comme par hasard) à choisir entre la fédération du Nord ou celle du Sud. S'il fallait encore une preuve que la Belgique vit vraiment ses dernières heures, elle vient d'être clairement administrée. 

      A propos, cette nouvelle diffusée sur le site du journal "Le Soir" montrait un ton auquel le quotidien bruxellois ne nous avait que peu habitué jusqu'à présent, le partisan du maintien de la Belgique étant qualifié explicitement de "Belgicain", un forum sur le thème de la pacification communautaire étant, par ailleurs, proposé sur la même page. Signe des Temps.

Le 07 mars 2002  

      Le 19 décembre 2001, le RWF avait émis, par la voix de son président  Paul-Henry Gendebien lors d'un entretien avec le groupe Sud-Presse, des  doutes sur les garanties données aux intérêts wallons dans la nouvelle compagnie aérienne DAT- SN Brussels Airlines. Paul-Henry Gendebien disait : "....La Wallonie n'a pas la moindre garantie que ses intérêts à long terme seront respectés par la nouvelle compagnie, non seulement quant à sa présence réelle dans les organes de direction mais aussi quant à une embauche convenable et suffisante de personnel wallon. Et il en va de même pour la Région bruxelloise...." Reconnaissons que M. Kubla, ministre de l'économie de la Région wallonne, avait aussi demandé que l'investissement qu'allait consentir la Wallonie puisse avoir des retombées sur l'emploi wallon. Le lendemain, M. Van Cauwenberghe rassurait le duo Davigon-Lippens sur l'engagement wallon ...sans aucune certitude.

      Le quotidien "La Dernière Heure" révèle ce mercredi que les recrutements au sein de la nouvelle compagnie seraient linguistiquement disproportionnés (75% de néerlandophones contre moins de 10% de francophones repris sur les listes de ...présélection) Bien sûr, la direction dément, c'est de bonne guerre. La situation a toutefois suffisamment inquiété Serge Kubla pour qu'il déclare que : " S'il devait se confirmer que le recrutement au sein de SN Brussels Airlines ne prend pas en compte les besoins des francophones, je considérerais que la Région wallonne n'a plus sa part dans cette société et je demanderais au gouvernement de se mettre en position de vendre ses parts."  

        Dont acte.

      Pour notre part, nous n'y voyons qu'une confirmation de notre conviction que la Belgique est incapable d'équilibrer les rapports et les intérêts des différentes communautés qui la composent mais surtout que le citoyen francophone n'a pas aujourd'hui les mêmes chances qu'un néerlandophone de décrocher un emploi  à  qualification égale. Doit-on rappeler ici la récente flamandisation de postes de direction de la fonction publique dont le plan Copernic et la réforme des polices ont été l'occasion ? 

Le 28 février 2002    

      Le franc belge vient de disparaître. Cela n'a apparemment pas provoqué  d'états d'âme chez les Belges. La RTBF n'en a même pas fait son titre principal au journal télévisé. Interrogé sur le fait que la disparition du franc n'entraînait pas de nostalgie sauf chez les numismates, un spécialiste a expliqué qu'il y avait eu plus de réactions à la disparition de la monnaie nationale en Allemagne et en France parce qu'ils s'agissaient de nations fortes. Implicitement il reconnaissait que tel n'était pas le cas de la Belgique. Royer dans son dessin, publié dans "Le Soir" ce matin, a choisi un enterrement  pour symboliser l'événement. Un corbillard à l'ancienne, suivi d'une nombreuse foule parmi laquelle on reconnaît  plusieurs de nos hommes politiques passés et présents, est bien couronné du franc symbolique mais à l'intérieur c'est bien un cercueil recouvert du drapeau belge que le dessinateur a représenté. Veut-il signifier de manière prémonitoire que c'est la Belgique que l'on enterre ?       

      Par le quotidien gratuit "METRO", nous apprenons que le Parlement flamand persiste et signe et va offrir à tous les ménages flamands un chèque-énergie de 15 euros pour acquérir des "ustensiles ménagers énergiquement économes". Gageons que nos éminences wallonnes vont réagir en proposant, par réaction, une mesure équivalente. Allons, Messieurs, à vos copies si vous voulez trouver la parade et démontrer à la population qu'en Belgique tous les citoyens sont traités sur pied d'égalité !  

Le 25 février 2002

      Après avoir imité les Flamands en octroyant  la gratuité de circulation aux seniors sur le réseau de la TEC, avoir transformé en un tour de passe-passe la taxe sur la radio-télévision redevance en taxe sur l'environnement pour faire semblant d'imiter ...les Flamands, après que le crédit-temps soit repassé au Fédéral sous la pression francophone, la Région Wallonne, la Communauté Française et les instances bruxelloises francophones réfléchissent à une assurance-dépendance comme .... en Flandre.  C'était cousu de fil blanc. 

      Nous ne discutons pas de l'impact de ces mesures sur les bénéficiaires mais nous sommes en droit de nous poser la question de savoir pourquoi les dirigeants wallons n'ont pas pris ces décisions spontanément puisque apparemment ils ont pu dégager des moyens pour ce faire ? La réponse est simple : telle n'était par leur intention de départ. Le but ici est de faire comme si, de faire croire aux citoyens que c'est la Belgique qui octroie à toutes et à tous. A l'exception du crédit-temps (mais dont le mobile est le même), c'est évidemment faux puisqu'il s'agit de mesures financées par les régions et les communautés. Sachez que côté francophone, on a raclé les fonds de tiroir.

      Combien de temps encore va-t-on essayer de tromper les citoyens wallons et bruxellois ? Combien de temps encore la Wallonie va-t-elle faire semblant d'avoir le même train de vie que la Flandre alors qu'elle n'en a visiblement pas les moyens ? Pourtant, il existe une forte pression en Flandre pour redistribuer ses surplus intra muros. Qu'adviendra-t-il lorsque poussant cette logique jusqu'au bout, la Flandre obtiendra que la sécurité sociale soit régionalisée et que les transferts nord-sud ne s'effectuent plus ? Le prix de l'indépendance de la Wallonie  : 15 à 20 %  de niveau de vie en moins pour les Wallons a déclaré récemment, dans "Le Soir", le professeur Capron de l'ULB,  une situation traduisant l'arrêt des transferts nord-sud. A méditer...

        

 
Trait d'union - 04/2000Trait d'union - 04/2000
 


Rassemblement Wallonie-France