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Partis Le RWF-RBF en congrès

L'appel au divorce de Gendebien

(Journal Le Soir - 7 avril 2003)  

CHRISTIAN LAPORTE

Il n'y a plus de place sur un même territoire pour deux Etats concurrents - l'ancienne Belgique et la nouvelle Flandre. L'un des deux s'effacera : le plus faible et le plus inconsistant. Sous-entendu : la Belgique…
Partant de ce constat, Paul-Henry Gendebien a invité la Flandre, samedi, au congrès électoral du Rassemblement Wallonie-France/ Rassemblement Bruxelles France à divorcer d'avec les francophones. Avec la conséquence que les Wallons et les Bruxellois pourraient alors retrouver la France, leur patrie de toujours… Face à trois cents militants convaincus que le grand soir rattachiste ou plutôt réunionniste n'est plus une utopie, le président du RWF-RBF a présenté à Louvain-la-Neuve, sa formation comme la seule alternative au rouleau compresseur flamand. Car le minable (sic) fantomatique front des francophones n'est plus qu'un attrape-électeurs, en papier mâché. On sait pourquoi ; ses promoteurs préfèrent siéger au banquet du pouvoir plutôt que de se tenir debout et résister. En d'autres termes, pour le RWF-RBF, les familles politiques francophones, c'est chou vert et vert chou.
Le ton était donné et ce leitmotiv revint du reste dans toutes les interventions de ce congrès-meeting qui vit monter en ligne les stars du RWF-RBF, le linguiste bruxellois Marc Wilmet et l'avocat liégeois René Swennen mais aussi Jacques Rogissart, un vieux de la vieille de « Wallonie Libre » . Plus fraîche fut l'intervention de Valérie Vanhemelen, une jeune Bruxelloise, montrant que l'idée réunionniste n'était pas partagée que par les grognards de la cause wallonne ou bruxelloise en rupture de ban avec leurs microcosmes traditionnels, le PS ou le FDF…
Pour Paul-Henry Gendebien, le régime est aux abois à en juger par le terrorisme politique (resic) des partis traditionnels qui recourent même au chantage à l'emploi pour empêcher certains de se porter candidats sur les listes du RWF-RBF ! Enfin, le leader réunionniste a invité ses troupes à réaffirmer leur identité française en attendant de mettre en œuvre leur droit à l'autodétermination. Le meeting s'est terminé par l'interprétation du chant des Wallons et la Marseillaise. Signe des temps : peu de militants ont chanté leur « fierté d'être Wallons », clamant, au contraire que « le jour de gloire est arrivé »…·


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