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Au programme, retrouver la France
(Vers l'Avenir - 15 mars 2003)
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Le Rassemblement
Wallonie-France est prêt pour les élections du 18 mai. Son programme : la
réunion de la Wallonie et de Bruxelles à la France.
Le rassemblement
Wallonie-France Rassemblement BruxellesFrance sera présent lors des
élections législatives du 18 mai dans toutes les circonscriptions pour la
Chambre et au Sénat. Son président Paul-Henri Gendebien a présenté les
grandes lignes du programme électoral du parti créé fin 1999 avec comme
objectif de réunir la Wallonie et Bruxelles à la France.
Constat
" Si le conjoint flamand ne veut plus du ménage belge, il n'y aura plus
de ménage belge ", souligne Paul-Henri Gendebien. " Sans rancune et
sans amertume, nous disons aux Flamands : Si vous voulez vous en allez,
dites-le franchement. Ne nous faites pas perdre du temps. Mais ce sera
sans Bruxelles ". Il constate qu'" au nom de l'attachement à la
Belgique, les Francophones sont obligés de lâcher du lest aux partis
flamands. !n se trouve face à une contradiction : la belgitude mène à la
délitescence de la Belgique ". C'est une illusion de croire qu'un
apaisement communautaire amène une diminution des revendications
flamandes. " Après les élections de juin 1999, Louis Michel était tout
heureux de mettre le CVP dans l'opposition. Fini le méchant Vanden Brande
Voici venir le temps du très policé Patrick Dewael. Mais en politique, il
faut savoir qu'il n'y a pas de Flamands modérés, il n'y a que des
nationalistes bons teints que nous respectons. En annonçant une
pacification communautaire, Verhofstadt et Michel !nt préparé le terrain à
une cassure définitive de l'État belge ". Et le président du RWF-RBF
de préciser : " Les Flamands veulent le confédéralisme. Il faut donc
constater l'échec historique du fédéralisme belge. Et le confédéralisme,
cela signifie clairement des Régions indépendantes qui décident de mettre
en commun certaines matières ".
La solution
Le RWF-RBF prône la réunion à la France. " Nous proposons la mise en
place d'un comité d'experts et de techniciens qui prépareront les chiffres
et les modalités de la scission de l'État belge et d'un comité politique.
Ce dernier examinera la stratégie de l'après-Belgique. Ils prendra contact
avec les pays voisins et les organismes internationaux pour expliquer
l'état de délitement de l'État belge ".
Le RWF-RBF suggère
aux partis francophones de préparer l'opinion publique à ce qui va
arriver, aux changements qu'entraîne la réunion à la France. Paul-Henri
Gendebien invite les francophones à retrouver leur esprit critique envers
le politique, la presse et la royauté.
Les espérances. Le
RWF-RBF reconnaît que les idées qu'il défend ont été longtemps confinées
dans des cercles confidentiels. " S'il y a 3 à 5 ans, l'idée d'un
retour à la France suscitait des ricanements, il n'en est plus de même
aujourd'hui. Nous avons une demi-longueur d'avance sur l'opinion publique,
mais celle-ci va très vite. Nous ne sommes pas pressés. Nous nous
attendons à une lente progression de nos idées au sein de l'opinion
publique. Nous espérons enlever quelques sièges lors des élections
régionales de 2004 ".
Quant à la France,
elle adopte une politique de " non ingérence et de non-indifférence ",
explique Gendebien.
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