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Le RWF-RBF prône le
rattachement des francophones à la France
BRUXELLES La Belgique est fichue. C'est le Rassemblement
Wallonie-France (RWF) qui le dit. Mais il avance aussi sa parade: préparer
le rattachement des francophones à la France. De tous les
francophones puisqu'au RWF du début s'est adjoint un RBF (Rassemblement
Bruxelles-France).
Ce 18 mai, tout ce petit monde se présente d'ailleurs sous le sigle commun
RWF-RBF. Des listes ont été déposées dans toutes les circonscriptions
électorales de Bruxelles et de Wallonie.
Séduisant? Les urnes le diront pour ce premier parti créé en 99 qui en est
à son premier scrutin fédéral après un galop d'essai aux provinciales
d'octobre 2000.
«Nous n'espérons pas vraiment d'élus cette fois vu le seuil électoral de
5%, mais nous avons déjà bon espoir pour les élections régionales et
européennes de 2004», explique Steve Jacob, secrétaire général du parti fondé
et présidé par Paul-Henry Gendebien.
«Nous avons un programme fort axé sur l'institutionnel et le
communautaire, mais nous développons des réflexions sur d'autres thèmes,
comme l'enseignement, l'économique, le social et les services publics. Les
Wallons ont accepté de jouer le jeu du fédéralisme, qui s'est révélé être
un jeu de dupes, notamment parce que les partis francophones n'ont pas eu
le courage de prendre les orientations qui s'imposaient. Le taux de
chômage n'a cessé d'augmenter en Wallonie. C'est bien la preuve que le
climat et le système ne sont pas favorables aux citoyens.»
Mais Wallons et Bruxellois y gagneraient-ils vraiment à rejoindre la
France au sein de laquelle ils ne seraient qu'un petit département?
«Nous le pensons, rétorque M. Jacob. La France est un pays
décentralisé qui n'est pas, comme nous, constamment en train de parler
concurrence et comptage de vaisselle. On n'a jamais entendu un Breton dire
qu'il n'y aurait plus un franc breton pour les entreprises de la Lorraine.
Il y a chez eux une vraie solidarité qui n'existe plus chez nous.»
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