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Vos frites, avec ou sans pastis?

(Journal La dernière heure - 10 mai 2003)  

Le RWF-RBF prône le rattachement des francophones à la France

BRUXELLES La Belgique est fichue. C'est le Rassemblement Wallonie-France (RWF) qui le dit. Mais il avance aussi sa parade: préparer le rattachement des francophones à la France. De tous les francophones puisqu'au RWF du début s'est adjoint un RBF (Rassemblement Bruxelles-France).
Ce 18 mai, tout ce petit monde se présente d'ailleurs sous le sigle commun RWF-RBF. Des listes ont été déposées dans toutes les circonscriptions électorales de Bruxelles et de Wallonie.
Séduisant? Les urnes le diront pour ce premier parti créé en 99 qui en est à son premier scrutin fédéral après un galop d'essai aux provinciales d'octobre 2000.

«Nous n'espérons pas vraiment d'élus cette fois vu le seuil électoral de 5%, mais nous avons déjà bon espoir pour les élections régionales et européennes de 2004»
, explique Steve Jacob, secrétaire général du parti fondé et présidé par Paul-Henry Gendebien.
«Nous avons un programme fort axé sur l'institutionnel et le communautaire, mais nous développons des réflexions sur d'autres thèmes, comme l'enseignement, l'économique, le social et les services publics. Les Wallons ont accepté de jouer le jeu du fédéralisme, qui s'est révélé être un jeu de dupes, notamment parce que les partis francophones n'ont pas eu le courage de prendre les orientations qui s'imposaient. Le taux de chômage n'a cessé d'augmenter en Wallonie. C'est bien la preuve que le climat et le système ne sont pas favorables aux citoyens.»

Mais Wallons et Bruxellois y gagneraient-ils vraiment à rejoindre la France au sein de laquelle ils ne seraient qu'un petit département? «Nous le pensons, rétorque M. Jacob. La France est un pays décentralisé qui n'est pas, comme nous, constamment en train de parler concurrence et comptage de vaisselle. On n'a jamais entendu un Breton dire qu'il n'y aurait plus un franc breton pour les entreprises de la Lorraine. Il y a chez eux une vraie solidarité qui n'existe plus chez nous.»

Ch. C.

© La Dernière Heure 2003


 

 

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